9.7.14

[Les missiles palestiniens n'existent pas!]


Quel que soit le dictionnaire, qu'il soit militaire ou civil, quelle que soit la langue il n'y a aucun doute : ce sont des roquettes que certains Palestiniens tirent vers…leurs propres terres.

La définition la plus large d'une roquette est "toute arme de jet, aérobie et propulsée par ses moyens propres". De même celle d'un missile est "toute arme de jet, aérobie propulsée par ses moyens propre et guidée".

La distinction tient donc dans le fait que le missile dispose d'un moyen de guidage, ce qui change radicalement non seulement la technologie nécessaire mais aussi et surtout l'impact psychologique du terme.
Tous les journalistes qui affirment que des "missiles" sont tirés depuis Gaza, sont des incultes et/ou mentent effrontément. Ils se font les complices de l'état d'apartheid israélien qui depuis des années encourage cette manipulation sémantique.

Sur les différents fronts des conflits menés par l'OTAN et ses alliés, comme en Ukraine, en Syrie, en Irak et tant d'autres pays ravagés, la démission totale de la plupart des médias, marchant au pas de la narrative la plus subjective, était patente. Avec les prétendus "missiles palestiniens" elle s'affirme, se décomplexe.
Elle est pourtant hideuse et scandaleuse, faut-il rappeler encore une fois que Gaza est une prison à ciel ouvert de 360km² habitée par une population de 1,7million d'habitants?
(à densité égale la France compterait plus de 2 milliards d'habitants)

Partout ailleurs sur la planète quand une guerre approche, les civils peuvent tenter de fuir les combats, pas à Gaza entièrement clôturée, murée. Un mur avec ses miradors, un camp de concentration?

Dont la densité de population est une des plus haute (et jeune) du monde, où chaque raid aérien ou terrestre mené par l'armée la plus puissante du monde provoque de nombreux morts civils, généralement des enfants. Des enfants sans missiles ni roquettes, des pierres parfois, si c'est un adolescent.
Autant il est évident que les civils Israéliens ont aussi le droit de vivre en sécurité, sans la menace d'une roquette, tout artisanale fut-elle. Autant il est clair qu'il y a une victime et un agresseur, un David Palestinien et un Goliath Israélien.
Ni le Hamas, ni le Fatah ne possèdent de marine, de force aérienne, ni même de blindé et certainement pas de missile. C'est exclusivement par le dialogue et le respect des résolutions internationales que la sécurité de tous les habitants de Palestine, occupants compris et des Israéliens, pourra être garantie.

Les forces autant que le nombre de victimes sont totalement disproportionnées. Cautionner ce qui ressemble toujours plus à un long et cruel génocide, par l'utilisation d'un terme mensonger et orienté politiquement est méprisable.


Source: B'Tselem (Israël)
Israël
Palestine
Victimes Civiles 2006
17
322
Morts au combat 2006
6
338
Victimes Civiles 2007
7
131
Morts au combat 2007
9
242
Janvier et février 2008
3
148
Cumulés
42
1181
Ratio
1
28
Ce tableau ne prends pas en compte les victimes indirectes.


PNB / habitant
31.767$ (2007)
930$ (2004)*



Exprimé en unité
Sources: A & B
Israël
Palestine
Aviation
1230
0
Artillerie Lourde
2783
0
Missiles de défense
3153
0
Marine
18 (+48 patrouilleurs)
0
Blindés
14200
0
Support d'infanterie
(mortiers, lances-roquettes, etc.)
7520
Centaine(s)?*
Combattants
186.500
(+445.000 réservistes)
18.000 (Fatah)
+/- 10.000 (Hamas)


*Le nombre de mortiers et/ou lance-roquettes qassam n'est pas connu mais la quantité de tirs enregistrés laisse supposer qu'il est limité.
D'autre part les qassam ne nécessitent généralement pas de "lanceur", il s'agit de petites fusées artisanales contenant généralement 10kg d'explosif. S'il fallait en comparer le nombre à celui des projectiles et munitions similaires ou supérieurs tirées ou stockées par Israël, le ratio serait infiniment plus défavorable aux Palestiniens. Car un simple obus de Tsahal est plus redoutable, un seul de ses hélicoptères, chasseurs ou tanks peut embarquer un arsenal bien supérieur en puissance et en précision à une myriade de roquettes palestiniennes.

lire l'article connexe "le juste milieu".