29.4.11

[menace anarchiste]













 On l'avait presque oubliée, cette bonne vieillie menace!
Comme le "terrorisme islamiste" ne suffit plus à justifier l'hystérie sécuritaire, revoici les dangereux "anarchistes"!
Sachez le, les médias s'en chargent, la "menace anarchiste" pèse sur le mariage d'un aristo et d'une bourgeoise Anglais, si!

Comme il serait difficile de prétendre que ces jeunes et moins jeunes citoyens, étudiants, travailleuses, chômeurs, enfants et parents Anglais qui manifestent toujours plus vivement leur désespoir ou leur colère font partie de la mouvance "Al Qaida", décrétons les "anarchistes".
Le mot effraye encore celui qui se croit libre et bourgeois devant son écran plat.
Et les communistes ça ne prends plus, c'est moins porteur et tendance…

Jusqu'à la retebe qui y va de son couplet, pathétique!
(Séquence "En direct de Londres avec E. Labye" )

Il y a certainement des libertaires parmi ceux qui s'opposent à ce spectacle, particulièrement en temps d'austérité, de précarité et de réelle misère dans le cas de ce royaume là, et ils ont bien raison.
Mais il n'est pas nécessaire d'être anarchiste, lucide suffit, pour critiquer ou éprouver une colère légitime face à ce mépris des élites, couronnées ou non.

Sign O The Times comme dirait Prince (l'autre, le vrai). Cela devient récurent, "la mouvance anarchiste" et quelques colis piégés par ci, la "menace anarchiste" par là, de Tarnac à la Grèce en passant par Londres. Désigner la nouvelle cible, l'ennemi intérieur, la cinquième colonne, les dangereux anarchistes!

Nous voilà prévenus.

23.4.11

[Le mensonge nucléaire]

-Petit Manuel Antinucléaire-



Le nucléaire serait une énergie au coût de production raisonnable et rentable, une garantie d'indépendance, propre, sûre, recyclable, pacifique, écologique et démocratique, bref incontournable.
Il n'y a rien de plus faux, démonstration par les faits.

Il ne s'agira pas ici de nier les avancées objectives obtenues grâce à la recherche nucléaire médicale, physique ou fondamentale mais de dénoncer la prolifération "civile" et militaire dont la recherche n'a par ailleurs nul besoin.
Avant d'énumérer les principaux mythes et mensonges du nucléaire il faut en souligner encore l'aspect le plus démentiel. Celui où une "civilisation" pour s'assurer quelques décennies d'approvisionnement énergétique et un arsenal morbide, décide d'hypothéquer l'avenir des générations futures. Allant jusqu'à rendre possible et d'envisager au plus "haut niveau" un suicide global en guise de "stratégie".
N'est-il pas inquiétant d'écouter ceux qui sont censés maîtriser l'atome déclarer que le processus, dont le risque permanent, la contamination cumulative et irréversible ou la gestion des déchets, seraient sous contrôle par delà les dizaines, centaines de millénaires ? Prétention, égomanie ou dangereuse hystérie que l'utilisation ici hypocrite du concept de "demi vie" voudrait minorer?(1)
Ce alors que plusieurs sites où sont enfouis des déchets rencontrent de sérieux problèmes après quelques décennies seulement.(2) Alors que la pratique, l'histoire comme l'actualité démontrent qu'ils ne maîtrisent ni l'atome, ni le risque et encore moins les éléments.

Que penser de ces scientifiques, industriels et "responsables politiques" improvisant, ergotant sur les chiffres et classements, qui ne reconnaissent la gravité de la situation uniquement contraints et forcés par leurs propres alliés, alors que des centaines de milliers, voire millions de vies sont menacées ? Le nucléaire ne nuit pas qu'à la santé des populations et de la biosphère, il nuit aussi gravement à la démocratie.

Les dépenses directes provoquées par la catastrophe de Tchernobyl -à elle seule- dépassent le coût de construction de toute l’infrastructure nucléaire mondiale.

Le nucléaire serait rentable? Tromperie, car s'il profite effectivement à une infime minorité d'actionnaires il a un coût insensé pour la collectivité. Ce sont les subventions publiques qui permettent aux programmes nucléaires de masquer leurs coûts et déficits réels. Ceux qu'impliquent la mise en œuvre, l'entretien, la sécurisation, la gestion éternelle des déchets et les dépenses provoquées par les nombreux accidents déjà survenus ou en cours résultant de l'exploitation non maîtrisée de l'atome.
"Pour les vingt premières années, les dépenses directes provoquées par la catastrophe (de Tchernobyl uniquement) pour les trois pays les plus touchés dépassent 500 milliards de dollars, ce qui, rapporté au coût de la vie dans l’Union européenne, représente plus de 2 000 milliards d’euros. Autant, donc, sinon plus, que le coût de construction de toute l’infrastructure nucléaire mondiale !"(3 )
Alors que la catastrophe de Tchernobyl et bien d'autres sont toujours en cours (4)  tandis que celles du Japon ne font que commencer.

De plus il est impossible de chiffrer le "coût humain", combien d'euros valent la vie d'un enfant Ukrainien, d'un adulte Japonais, de ces familles décimées par dizaines de milliers?
Comment chiffrer le coût biologique et ce sur des dizaines voire des centaines de millénaires ? Ou encore comment chiffrer le risque permanent ? Car le nucléaire prend l'ensemble des citoyens en otage, pro comme antinucléaires, par delà les frontières et continents, l'ensemble du vivant actuel océans inclus. L'aberration nucléaire est vertigineuse.

Une étude publiée par l'Académie des Sciences de New York estime que le nombre de décès à travers le monde attribuable aux retombées de l’accident de Tchernobyl, entre 1986 et 2004, est de 985 000, nous sommes en 2011.

8.4.11

[Bagdad-Tripoli Recall]


Remplacez Sadam par Mouamar, Bagdad par Tripoli, George par Barack et le pétrole par...le pétrole!

Un détournement de Mozinor (2007)