27.4.08

[The Mandé Variations - Toumani Diabaté]

Extase dès l'ouverture, comment dès lors qualifier la suite? Simple: un long extase musical de 58 minutes et 7 secondes. Les doigts acrobates caressent, effleurent et pincent les vingt et une cordes, l'écorce de la calebasse et sa peau tendue qui vibre. Un langoureux "solo" en huit parties de Kora, la harpe mandingue dont les possibilités sont bien plus amples que ne le laisse croire l'afro-pop. Solo entre guillemets car l'excellente prise de son permet d'entendre parfaitement chacune des notes, cordes et couleurs, chaque soupir du bois, tous les dialogues de la peau, celle de l'instrument et celle des mains de l'artiste. Un véritable ensemble complet en un seul instrument. Ce qui surprend d'abord c'est l'actualité de ces mélodies intemporelles, une certaine Björk ne s'y était pas trompée. Ce qui touche, émeut et transporte c'est la douceur, la tendresse du jeu, sa sincérité aussi et bien évidemment la virtuosité de Diabaté. Et tout cela sans tomber dans le mièvre, le pompeux qui sévit souvent chez nos compositeurs classiques. Car l'Afrique de l'Ouest aussi possède sa Musique Classique, qui précéda et inspira l'occidentale. Toujours vivante elle, et très éloignées des clichés "world" à deux francs CFA, en voici un superbe exemple!

ÉCOUTER/VOIR
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Listen to: Vivaldi - Concerti Delle Quattro Stagioni

[think of one- camping shaâbi]

Succulent! La fête commence dès la première plage, une plage ensoleillée qui étend son sable chaud de la côte marocaine à celle de la Belgique en passant par la méditerranée. On y danse et chante un cocktail aphrodisiaque et psychoactif servi par David Bovée et ses complices, fait d'electro-rock déjanté, de jazz hip-hopé, de shaâbi berbère et de chansons multilingues où le flamand côtoie le français et l'anglais avec bonheur, si! Notez que Véronique Vincent, la chanteuse des Tueurs de la Lune de Miel, dont nous étions tous amoureux fait ici un joli retour en invitée sur le titre 'Fantôme', signalons aussi la présence de celui qui l'épousa: Marc Hollander himself, Mr. Crammed, qui fait une fois de plus preuve de son bon goût en produisant ce petit bijou sonique. Véritable antidote à la morosité et au repli, 'Camping Shaâbi' est un complexe multi-vitaminé élaboré entre Anvers et Marrakech qui se rit des frontières. Une bande son pour révolution festive!

ÉCOUTER/VOIR
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Listen to: Les Tueurs de la lune de miel.

17.4.08

[enjoy '68-mai-'08]



Une création et trois rééditions -formats affiches (A4/A3)- des autocollants maison "travailler tue","travailler nuit..."& travailler crée une forte dépendance..."ainsi qu'une foultitude d'autres posters tarazimboumants de nombreux-ses artistes (Titom, Léa, Lo, CRIX2, El Gimouzo, etc.) sont disponibles sur le très beau et réjouissant blog "imaginaction" du site "'68-mai'-08".
"Mai 68 n'a pas besoin de commémoration. A 40 printemps et toutes ses dents, son esprit est toujours mordant. A cette occasion, envoyons nos pavés graphiques et redonnons la parole aux murs!"
En vous souhaitant un joli mai!

14.4.08

[ZERO]

[édit]
Seule une partie de ceux qui souhaitaient voir le film ont pu entrer, d'autres projections seront organisées à Bruxelles et annoncées sur ce blog.
L'enregistrement du débat qui suivit la projection sera diffusé sur Radio-Panik et bientôt disponible sur la toile.

Jeudi 17 avril 2008 à 20.30h
Cinéma d’ATTAC à l’Arenberg

26 Galerie de la Reine - Bruxelles

"ZERO - Enquête sur le 11 septembre" documentaire de Giulietto Chiesa, Franco Fracassi, Thomas Torelli
...ou le début de la fin du silence des médias?
Zero est un film documentaire qui rompt le mur du silence, une enquête journalistique rigoureuse, composée d’interviews tournées dans le monde entier avec des témoins oculaires, rescapés, responsables des enquêtes, experts, techniciens, universitaires, proches des victimes.

La projection sera suivie à 22h15 d’un débat en présence de Giulietto Chiesa, membre de la Commission d’enquête du Parlement européen sur les vols secrets de la CIA.

4.4.08

[Ne dites plus "liberté et égalité"mais"anarchie et communisme"]



Plus on avance et plus les théoriciens, politiciens et révolutionnaires de cyber-salons nous brouillent l'écoute! Nous embrouillent et nous divisent tandis que la structure ennemie se renforce chaque jour…

Quand soudain surgit du 19em Siècle un texte fleurit sur la toile, clair et tellement simple que tu le relis deux fois pour vérifier où est l'arnaque…
Et c'est ébahi que tu réalises qu'il n'y en a pas. L'homme, Carlo Cafiero, est sincère et la prose pertinente fait mouche!
Le plus impressionnant est l'actualité de ses propos:
" La belle affaire que l’on ferait, si l’on détruisait l’Etat pour le remplacer par une multitude de petits Etats ! Tuer le monstre à une tête pour entretenir le monstre à mille têtes !"
ou:
" L’économie considérable des forces du travail, des instruments de travail et des matières premières, réalisée par la suppression de la production nuisible ou inutile."

Petite mise en bouche avant le lien:
" Notre idéal révolutionnaire est très simple, on le voit : il se compose, comme celui de tous nos devanciers, de ces deux termes : liberté et égalité. Seulement il y a une petite différence.
Instruits par les escamotages que les réactionnaires de toute sorte et de tout temps ont faits de la liberté et de l’égalité, nous nous sommes avisés de mettre, à côté de ces deux termes, l’expression de leur valeur exacte. Ces deux monnaies précieuses ont été si souvent falsifiées, que nous tenons enfin à en connaître et à en mesurer la valeur exacte.
Nous plaçons donc, à côté de ces deux termes : liberté et égalité, deux équivalents dont la signification nette ne peut pas prêter à l’équivoque, et nous disons : "Nous voulons la liberté, c’est-à-dire l’anarchie, et l’égalité, c’est-à-dire le communisme."

"Anarchie et communisme" de Carlo Cafiero - texte complet en ligne.

2.4.08

[Belgique, requiem pour modèle démocratique et social. I ]

Yves Leterme et E.Van Rompuy respectivement actuel Premier ministre et parlementaire CD&V affichent leur opinion lors du "Gordel" '06, évènement cyclo-flamingant. ("split BHV (1) now!" )
[précision vu la date: la photo est authentique!]







Que se passe t-il donc dans le doux royaume de futur-ex-Belgique? Le pays est-il enfin sorti de l'interminable crise ou, au contraire, à la veille d'un démembrement à la mode Kosovare, voire d'une guerre civile dont Bruxelles serait le Sarajevo?


Au lendemain de la nomination du gouvernement "Leterme II" censé marquer la fin de la crise politique belge, cette analyse s'adresse aux francophones qui désirent mieux cerner les menaces qui pèsent sur ceux de Bruxelles ainsi que sur l'ensemble de la population et l'avenir du pays lui-même.
Le premier article de cette série brossait "une histoire belge" destinée à replacer la situation actuelle dans son contexte historique et de briser quelques mythes et légendes au passage.
Le présent se focalisera sur l'actualité récente afin de comprendre ce qui a conduit la Belgique à cette crise qui faillit lui être fatale.
Par la même occasion le lecteur émerveillé pourra (re)découvrir les particularités humaines, sociales, géopolitiques donc culturelles de ce pays incroyable mais vrai! Contrée où l'indexation des salaires est automatique, ces terres où vit "le plus brave des peuples de la Gaule"(1) toujours à l'avant garde des conquêtes sociales. Ce royaume surréaliste où l'on entend des conservateurs parler d'allocations universelles et des socialistes défendre la royauté! Où plus de 60% des travailleurs sont syndiqués, où les allocations familiales, médicales, sociales sont accessibles à tous et comme celles du chômage non limitées dans le temps.
Un encadrement social qui n'empêche pas la Belgique -bien au contraire- d'être un des pays les plus performants de la planète et très, très riche tout simplement.
Mais alors pourquoi donc vouloir briser ce joli et rentable marché socialement réglementé, provoquer un divorce dans lequel tous les Belges, à l'exception d'une élite ultra-minoritaire, seraient perdants?

C'est ce que nous allons voir en commencent par le "comment" et son bref panorama politique belge explicatif. Pour découvrir ensuite avec effroi que le démembrement ne menace pas que la Belgique, après avoir sévi à l'Est et dans les Balkans il ressemble toujours plus à une tactique, une nouvelle geste de l'invisible main du marché. Car, que vous soyez partisans de la concertation sociale ou non, vous conviendrez que cette Belgique dénote dans le panorama néo-libéral européen flexible et optimisé.

...LIRE LA SUITE [première partie]

La crise de trop.
Revenons aux élections du dix juin 2007 qui marquent un tournant dans l'histoire politique belge, pour la première fois et de peu le parti libéral devance les socialistes en Wallonie. Les résultats permettent d'envisager un gouvernement sans ces derniers, ce qui ne s'était pas produit depuis vingt ans et devient vite une exigence sine qua non des libéraux des deux communautés. Ce sont donc eux et les chrétiens démocrates grands vainqueurs en Flandre grâce à leur alliance avec le parti séparatiste "NVA", c'est à dire la droite et le centre-droit, francophones comme flamands qui créent la coalition poétiquement nommée l'"Orange Bleue" afin de constituer un "gouvernement de droite" qui ne viendra jamais…

Contrairement à d'autres pays européens, le système législatif belge qui est fédéral ne comporte pas d'élection présidentielle puisqu'il s'agit d'une monarchie constitutionnelle. Pour résumer: ce n'est pas un parti qui gagne mais une coalition. A l'exception du Parti du travail, à gauche de la gauche qui est le dernier parti bilingue, chaque couleur politique possède son propre parti selon sa langue, de gauche à droite avec les résultats aux dernières élections (résultats complets)
-les socialistes PS (10,8%) et Spa (10,2%)
- Groen /"vert"(1,5%)
-les chrétiens/humanistes du Centre Démocrate Humaniste (6%) et du CDNV (18,6% réalisés en cartel avec la NVA)
-écolo (2%)
-les libéraux : le Parti Réformateur Libéral (12,5% en Cartel avec le FDF) et l'Open VLD (11,8%)
Mais il n'existe que deux partis séparatistes, la NVA et l'ouvertement fascisant Vlaams Belang ex-Vlaams Block. Ce dernier est le deuxième parti de Flandre avec ses 12% atteints aux dernières élections. Il est le prétexte à la surenchère séparatiste sévissant parmi les partis flamands dits démocratiques. Son changement de nom est une pirouette destinée à contourner la menace de suppression de dotation pour propagande raciste.
Ce n'est que récemment que certains partis flamands ont rompu le "cordon sanitaire" qui était maintenu par l'ensemble des partis démocratiques belges et empêchait toute alliance ou accord avec cette formation extrémiste. Le FN belge et les séparatistes wallons ne sont que folklores anecdotiques.

C'est une coalition issue des tractations entre les partis"démocratiques" vainqueurs du Nord et du Sud qui forme le gouvernement et nomme les ministres et le premier.
Cette particularité belge a le désavantage d'être laborieuse mais l'avantage de constituer des assemblées et ministères équilibrés et représentatifs des suffrages, de contourner la "dictature des 51%" inhérente aux démocraties présidentielles de type français.
Ce n'est pas un hasard si la Belgique forte de cette expérience dans l'art du compromis était parmi les initiateurs de l'Europe, en est le siège et l'un des moteurs principaux.

Le roi nomme son bourreau
Les négociations en vue de la formation du gouvernement sont menées par le "formateur" qui est issu des partis vainqueurs et nommé par le roi. En cela comme en tous les actes qu'il pose ce dernier n'agit pas à sa guise, il respecte scrupuleusement les suffrages et la constitution. Le formateur est en général pressentit comme premier ministrable. Cette fois la nomination dû poser quelques problèmes de conscience au souverain car Yves Leterme qui recueillit le plus de suffrages personnels -et néerlandophone malgré son nom- fit campagne en flattant le nationalisme flamand et ne cachait pas son mépris pour les francophones.
Entonnant la Marseillaise quand la presse lui demande de chanter l'hymne belge ou déclarant que "les francophones n'ont pas le niveau intellectuel pour apprendre le flamand" entre autres facéties. Il franchira plus tard le rubicond en comparant la RTBF - radio télévision nationale francophone- à la sinistrement célèbre "Radio Mille Collines" des génocidaires rwandais!

Francophones qui, nous y reviendrons, sont minoritaires en Belgique: quatre millions sur dix. Mais sont très majoritaires à Bruxelles (90%), capitale de la Belgique, de l'Europe et de la Flandre par décision unilatérale! Bruxelles ayant le statut d'une région, la Flandre place ainsi son parlement et ses administrations hors de ses frontières régionales constitutionnelles.
La Wallonie quant à elle choisira Namur pour capitale, abandonnant les Bruxellois à leur sort et à la Flandre dans laquelle la ville est enclavée; ce que beaucoup découvrent tardivement avec angoisse.
Rappelons le, la Belgique c'est trois régions et trois communautés linguistiques: la Flandre flamande, Bruxelles francophone dans les faits, bilingue dans les textes et la Wallonie francophone où vit une minorité germanophone.

La scission de "Bruxelles / Halles-Vilvoorde", la répétition générale?
Le 6 novembre 2007 au 148ème jour sans gouvernement, la Belgique entrait dans la crise politique la plus longue de son histoire. Des mois de prétendues négociations, d'un spectacle affligeant où les citoyens perplexes voient leurs représentants se comporter comme les acteurs d'une mauvaise série politico-linguistique. Les négociateurs, formateur en tête, sabordent leur mission, s'invectivent par médias interposés, les formateurs successifs échouent, le roi recourt aux "explorateurs", puis aux "facilitateurs", chargés de préparer le terrain afin de permettre le retour d'un nouveau formateur!
Contre toute attente c'est encore et toujours le retour de celui qui semblait pourtant décidé à bloquer la situation, le bien nommé Monsieur Leterme. Les francophones n'étaient pas au bout de la déconvenue, leurs élus composant la coalition de droite censée former un hypothétique gouvernement l'avaient pourtant clamé haut et fort: "Hors de question de céder sur la scission de Halle-Vilvoorde", qui est selon eux un des derniers verrous empêchant la fin de la Belgique, ou du moins pas sans contre-parties et garanties de la part de la Flandre. Assurant que "ce serait la fin des négociations, de l'orange bleue et du formateur Yves Leterme"…Ils n'en feront rien!

Les politiciens aboient, la scission passe…
Au lendemain du triste record de crise, loin de se reprendre, triste première dans l'histoire du pays tous les élus flamands siégeant en commission parlementaire votent en bloc contre les francophones. Main dans la main avec le puissant et fascisant Vlaams Belang, "socialistes" compris, unique défection : l'élue "groen" (verte) qui s'abstient. Vote effectué en l'absence des francophones qui quittèrent la salle et destiné à faire passer en force l'acte de scission de la circonscription électorale "Bruxelles-Halle-Vilvoorde", scission à laquelle l'ensemble des élus francophones s'étaient déclarés si fermement opposés.
Ce coup de force est rendu possible par une logique mathématique impitoyable: les Flamands sont majoritaires en Belgique.


La bombe capitale.
Pour comprendre l'importance de cette scission un détour par la "problématique bruxelloise" est nécessaire. Si les francophones sont bien minoritaires dans le pays, la capitale qui est visée par cette décision "unilatérale" est francophone, mieux: plusieurs communes composant l'agglomération cessessioniste "Halle-Vilvorde"sont majoritairement francophones bien que situées en "terre flamande"
"Le droit du sol" est un concept revendiqué par une certaine Flandre, historiquement de filiation culturelle germanique. Mal perçu et encore moins accepté par les francophones qui y voient une atteinte au concept plus latin de la démocratie: une commune qui est majoritairement francophone doit pouvoir administrer en français, voire être rattachée à la capitale. C'est bien cela que les Flamands refusent!
Pour les plus radicaux les Bruxellois sont des flamands francisés à reconvertir, pour tous : il est hors de question de laisser une Bruxelles francophone et cosmopolite déborder sur la Flandre qui l'encercle, ce même s'il s'agit de la capitale qu'elle s'est choisie!
Ce qui explique que contrairement à toutes les capitales du monde, celle de l'Europe ne connaît pas d'extension de son agglomération, au contraire!
L'unique concession aujourd'hui remise en question fut l'octroi de "facilités administratives".L'usage du français par les résidents est toléré dans les administrations communales majoritairement francophones en "terre flamande", d'où l'appellation "communes à facilités".
Par contre dans certaines de ces communes les élus et les bourgmestres francophones pourtant majoritaires, sont obligés de travailler, siéger aux conseils en s'exprimant et en actant en flamand. Faute de quoi les décisions ne sont pas avalisées par la région flamande dont ils dépendent. Des inspecteurs sont spécialement dépêchés afin d'empêcher tout "écart de langage". Récemment la Flandre alla jusqu'à refuser de nommer des bourgmestres francophones pourtant élus, leur reprochant d'avoir envoyé des convocations bilingues dans des communes majoritairement francophones mais situées sur le sol flamand, quelle audace!
Mis à part ces nombreuses tracasseries administratives et autres qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur la vie quotidienne, les francophones ne sont que très rarement menacés dans leur intégrité physique. Les groupuscules violents et milices des mouvements nationalistes flamands se sont fait plus discrets ces dernières années. Ils existent toujours, infiltrent l'armée et les polices, sont mieux entraîné et organisés. Gageons qu'ils n'hésiteront pas à attiser les tensions qui ne manqueront pas de resurgir à l'approche de la réforme ou dans le cas d'une "séparation dans la douleur".

Les institutions de la région bruxelloise sont officiellement bilingues et les Flamands y ont obtenu une "sur-représentation" qu'ils justifient par la nécessité de se protéger en tant que minorité locale tout en refusant de ratifier la convention cadre sur la protection des minorités. Flandre qui vient d'être à nouveau tancée par l'ONU et par la CEE pour sa politique du logement et son assurance-dépendance jugées discriminatoires.
Dans les faits Bruxelles est une poule aux œufs d'or bilingue le jour, envahie par les navetteurs flamands qui y travaillent mais payent leurs taxes en Flandre, et francophone la nuit comme le week-end. Une poule qui pond 21% du PIB et cernée par la Flandre qui y a déjà établi sa capitale et ses institutions.

LIRE LA SECONDE PARTIE...

(1) dixit Jules César.

[Belgique, requiem pour modèle démocratique et social. II ]

Yves Letreme et E.Van Rompuy respectivement actuel Premier ministre et parlementaire CD&V affichent leur opinion lors du "Gordel" '06, évènement cyclo-flamingant. ("split BHV (1) now!" )












Après le panorama politique, son mode d'emploi et la problématique de Bruxelles
(en français dans le texte), voyons les défis qui attendent ce gouvernement que beaucoup estiment comme mort-né ou condamné à moyen terme. Et posons les questions essentielles: les Belges veulent-ils du divorce, s'agit-il d'une lubie des politiques ou pire: d'une manœuvre aux buts inavoués?

Suite à l'énième gifle que fut la scission de "BHV"(1) et malgré leurs menaces les partis francophones de l'"Orange Bleue" accusèrent le coup se contentant d'émettre quelques protestations de circonstance…Juste avant Noël et ses six mois de crise les partis signèrent une trêve dans l'urgence, le roi (re) nommait le Premier ministre sortant -Guy Verofstadt- à la tête d'un gouvernement intérimaire fait d'une coalition de tous les grands partis destinés à rassurer la population, les partenaires internationaux, la bourse et les marchés, bref à donner l'illusion d'une sortie de crise tout en traitant les affaires courantes en souffrance.
Signe des temps flexibles: le gouvernement lui-même devient intérimaire!

Trêve de Noël et "Gouvernement Intérimaire".
Un "gouvernement-paravent" pour masquer la poursuite des négociations incluant cette fois les socialistes francophones, ce en dépit de la volonté première des libéraux de les exclure afin de pouvoir gouverner à droite toutes. La résistance inattendue de la présidente du CDH, Joëlle Milquet, aux exigences flamandes et libérales ainsi que la défection récente du parti flamingant NVA jugeant les pré-accords trop timides, rendaient incontournable l'entrée en piste des socialistes afin de créer la majorité nécessaire aux réformes..
Le léger mais décisif recul du parti socialiste qui permit aux libéraux de tenter de les exclure étant la conséquence de l'exercice du pouvoir et d'une politique plus gestionnaire que sociale mais surtout d'une longue suite de scandales très médiatisés impliquant certains de ses élus dans des affaires de détournements de fonds ou de services. Bien qu'inacceptables ces délits concernent des sommes ou services risibles. A l'image du dernier épisode en cours où une élue est accusée d'avoir fait distribuer des tracts électoraux par des employés communaux durant leurs heures de travail. Pathétique au regard des sommes colossales détournées, des délits d'influences ou d'initiés commis par certains élus de droite agissant de concert avec leurs employeurs et/ou alliés de la finance, des médias et de l'industrie. Tels les intérêts notionnels chers à Didier Reynders, ministre libéral des finances, qui ne feront d'autres victimes que les salariés.
Une véritable campagne médiatique, visant des socialistes à ce point noyés dans le caviar qu'ils en oublieraient que la presse appartient à la droite, qui sera relayée par celle électorale des libéraux amplifiant avec délectation des affaires dénoncées à l'origine par leurs élus.
Moralité: si vous souhaitez faire repeindre votre appartement par les ouvriers communaux ne faite pas carrière au sein du parti socialiste! Optez pour une formation conservatrice qui vous permettra, en outre, de voler des millions aux contribuables en toute quiétude. Notez qu'à ces tarifs la peinture de votre villa par une entreprise privée et le silence des médias sont inclus.

Et nous voici donc après le vote en commission de la scission de "BHV"(1) et l'intronisation du gouvernement de M. Leterme. A la veille de la ratification possible de cette scission par le parlement et d'une inévitable réforme constitutionnelle et fédérale, exigences des partis flamands qui conditionne tout accord budgétaire ou autre. Sans réforme nouvelle crise et bye-bye Belgium!
Voilà qui hypothèque grandement l'avenir de ce gouvernement flambant neuf, en effet les partis flamands dont celui du Premier ministre lui-même exigent des "résultats significatifs" endéans les trois mois!

1.4.08

["911", etc.: bush avoue tout!]

Le 11 septembre, les fraudes électorales, les armes de destruction massive, ben laden et le reste!
Gaffe? Lapsus?
La fourmilière y reviendra mais dans l'urgence et vu l'agenda précipitez vous, consultez, copiez ce document avant qu'il ne disparaisse de la Toile!