27.8.07

[Miss Guantanamo 2006/07]



Nous déclare Madame Anne-Marie Lizin, présidente "socialiste"entre guillemets du sénat Belge,
à son retour de la base militaire et prison US -illégales toutes deux- de Guantanamo.



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21.8.07

[Le retour de la Colonne Durutti-66]



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"à vous de jouer"!
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17.8.07

[M.I.A.]


Toujours des images en mouvement…Mais ici basta les violons et la grenadine mystique sans eau,
ici c'est Molotov et Tigresse Tamoule, "Bucky Done Gun" extrait de son premier album cross-over-ragga baile-funk façon hard-core! A (re)découvrir "Arular" aux traxx assassines, dont "Galang" ou le plus posé "Sunshower" et son fameux "like PLO I'don't surrendo"censuré aux USA.
Et voici qu'arrive "Kala" son nouvel album ! En attendant la chronique prenez toujours "Boyz" dans la face.
Sérieux ça fait des plombes que mes tympans attendaient ça!
Chapeau bas Madame!

13.8.07

[situ-in]

["mes pensées ont été remplacées par des images en mouvement..."]

Pour exercer les neurones noyés dans le coca-bio deux extraits de "La Société du Spectacle" de Guy Debord, oui je sais: vous allez finir par le savoir!
On commence en douceur avec la thèse n°4 afin d'éviter le redoutable claquage du neurone!

4
Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.

Vous voyez, c'est pas si compliqué!
Toi aussi épate tes petits camarades en citant Obi-Wan Guy Debord!
Plus difficile, on attaque la six!

6
Le spectacle, compris dans sa totalité, est à la fois le résultat et le projet du mode de production existant. Il n'est pas un supplément au monde réel, sa décoration surajoutée. Il est le coeur de l'irréalisme de la société réelle. Sous toute ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l'affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant. Le spectacle est aussi la présence permanente de cette justification, en tant qu'occupation de la part principale du temps vécu hors de la production moderne.

Voilà qui va raffermir vos neurones Madame, non Monsieur: on ne laisse pas tomber à la deuxième lecture, ce n'est qu'un échauffement, continuons le combat!

12.8.07

[X Makeena - Instinctive dérive]

//entrée prioritaire/menace potentielle/traçage RFID multi-cible enclenché/cyber-activistes soniques/macrolocalisation par satellite en cours>>Rennes-France-Europe//numéros de gsm des suspects identifiés/microtriangulation via relais GSM/caméra de surveillance à proximité zoom//localisés dans un studio d'enregistrement/connexion à l'unité locale en cours/analyse…
//BOOYAKA//error/error/reboot…//genre musical> techno/break-beat/trance/jungle/electronica//calibré pour la scène/émeute probable//rap de langue française/paroles pouvant mener à des pensées contraires aux paramètres de sécurité//intervention immédiate requise//
ÉCOUTER-VOIR
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Listen to: Public Enemy "It takes a nation of millions 2 old us back"

[SAYAG JAZZ MACHINE - No me digas]

Intéressons-nous à présent à une originale tribu de jazzeux du peuple des electro vivant dans la djungeul urbaine du grand Paris. Observons les projections vidéos rituelles qu’ils mettent en musique lors de cérémonies faites de transes collectives,ou est-ce l’inverse? Ecoutons le chant de leurs machines, de leurs instruments traditionnels qu’ils utilisent avec créativité et virtuosité. Un air de bossa, un fandango, une section de cuivres, un scratch, un solo, un rap teuton et je te break le beat and of course la basse dans ta face...Notons ces intermèdes et autres atmosphères bruitistes et concluons sans hésitation: y’a bon!
ÉCOUTER-VOIR
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Listen to: Neven ‘We love Music’

[NYC Salsa 2 - Fania's Artists]

Salseras y Salseros ceci est pour vous et pour les autres aussi d'ailleurs! L'age d'or de la Salsa de Nueva-York, les 70's deuxième chapitre, de Pacheco à Colon en passant par Celia Cruz, ache acere! Ce n'est pas que la salsa n'a rien produit de bon depuis, que du contraire! C'est juste qu'il en va comme dans les autres styles: pour comprendre et/ou apprécier pleinement MIA ou Missy il faut passer par la case Jakson5 et Supremes. Et de constater qu'un Monguito Santamaria ou un Fania All Star n'ont rien à leur envier…La même puissance, la même créativité, le même feu sur la piste de danse, le soleil en plus!
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Listen to: Benny More Que bueno baila usted
don O.

[Antonio Adolfo - Destiny]

Vous vous êtes bien évidemment déjà demandé quel était la formule ou l'ingrédient qui fait le son classieux mais sans chichi de la bossa, ce groove sensuel, torride mais qui ne sombre jamais dans la vulgarité, ces touches électriques et pourtant acoustiques que l'on retrouve dans d'autres genres…Ne cherchez plus, bien qu'il n'en soit pas l'unique responsable, c'est bel et bien le son du piano Fender Rhodes. Accueillons maintenant Mr Adolfo ce compositeur hors-paire qui le premier eu la grande idée d'introduire, avec tact, ce son chaleureux, moelleux et foutrement groovy dans la brazuka, ce en plein tropicalisme! Le voilà de retour avec une livrée de brazilian grooves funky, jazzy et très sexy façon sixties et seventies. Qui dit bossa dit voix douces, caressantes, murmures et soupirs. Deux sœurs, Carol et Luisa, valant mieux qu'une, c'est à un trio, que dis-je à une orgie musicale très distinguées que vous convie Destiny.
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Listen to: Bebel Gilberto...

6.8.07

[my city, your city : Brussels]

Bon, je viens de capter l'enroule sur le tard, c'est que le Baron de Kwak ne fut pas assez explicite lors de notre dernier débat intitulé:"smokin'aspliff&feelin'happy"!
Je vais donc faire une entorse à la ligne éditoriale et dialectique de cet organe virtuel et me livrer à l'exercice imposé, une chaîne de blog en blog bruxellois dont voici la source. Il est questions d'y présenter Bruxelles en quelques préférences, d'y dévoiler une partie de son âme, celle de la ville comme la sienne.

Bon, ce n'est pas moi qui ai choisi, ça commence par...
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Quel est votre snack favori?
Facile et récent: Chok-Dee, un traiteur et ses quelques tables, depuis peu juste au début de la rue Philippe Baucq, à coté du pont du Germoir…
Son patron m'apprit que le pseudo Chuck-D (Public Enemy n°1) signifie "bonne chance" et que les Thaïs ont l'art d'apporter la finesse et les saveurs qui manquent parfois aux autres cuisines asiatiques.

Magasins préférés?
Les lectrices et les lecteurs apprécieront l'ironie de cette situation: où un honnête anarco- conseilliste se voit amené à promouvoir des antres du grand capital!
Livres : La librairie "Aden" , Gilles appréciera l'"antre du grand capital", de même que "La borgne agasse"rue Anoul, 30 Ixelles. Ou encore "Tropisme", sont parmi les librairies où j'achète parfois et repère souvent les ouvrages intéressants à se réapproprier dans les super-marchés de la culture.
Musique: Dans la même logique développée ci-dessus et en signalant qu'une grande partie des disquaires datant de l'époque (pas si lointaine) où j'achetais régulièrement des vinyles ou du CD sont fermés. Il reste Dr Vinyl et Arlequin ou encore Le Bonheur
Fringues: Agora, Pax, Dod, …En fait dans ce cas ce n'est pas le lieu mais le vêtement qui importe, difficile d'établir une préférence.

Où Manger?
Ca dépend de l'humeur "Le vieil Ixelles" pour être calé avec tout le savoir-faire portugais dans un décor kitch-authentique ("Faut pas s'énerver!"). L'Anarkali, déjà rien que pour le nom et surtout pour les humeurs méga-dalle-total-crise-bouffe: optez pour le menu-buffet pakistanais à volonté. Plus bruxellois? "Les Brassens" , "Au repos de la Montagne"ou de SKIEVEN ARCHITEK! (insulte typique des Marolles en patois Bruxellois) Plus subtil? "Comme chez soi"…Se faire inviter bien sûr.

Où emmener un visiteur et/ou un extra-terrestre?
Une promenade qui peut commencer du coté de la montagne de St Job, passer par le Kauwberg pour s'en retourner vers la Forêt de Soigne. Ensuite un petit crochet motorisé par certaines avenues de Schaerbeek près du parc Josaphat et ailleurs pour aller ensuite boire un premier verre sur le toit de l'édifice "Old England" près de la Place Royale, où l'on fera remarquer au camarade que la Belgique est le premier pays à avoir reconnu officiellement la Palestine (Voir l'inscription sur le monument à Godefroi de Bouillon qui n'était même pas Belge!). D'un pas alerte après un passage par la place du Sablon nous voici au pied du temple de la Justice, son palais aux colonnades et proportions gigantesques. On en profite pour faire remarquer au même camarade que les bas-reliefs de certaines colonnes sont des swastikas orientés dans le sens nazi. Si c'est un camarade "E.T.", il risque de passer à coté de certaines subtilités. Après la descente de l'ascenseur, flâner dans les Marolles, Place du jeu de Balle. Attention à l'itinéraire,car il est important de passer par la Galerie de la Reine pour aborder le classique incontournable: la Grand'Place mon amour. Ses symboles cabalistiques (observez par exemple les signes invisibles tracés par les directions qu'indiquent de la main les multitudes de statues placées sur ses toits), l'énergie de ce lieu ouvert sur l'espace-temps et bien évidemment le fait que Marx et Engels y écrivirent le manifeste du parti communiste. Nous nous sommes rapproché de "la Bécasse" et ses Geuzes, l'occasion de goûter le panaché. (Geuze+Lambic). Ne pas abuser ou opter ensuite pour le métro car il s'agit, maintenant que la nuit est tombée, d'aller admirer l'Atomium paré de milles feus, olé!
De fait mes points de départ et d'arrivée sont similaires à ceux de Kwak, vous comprendrez mieux pourquoi j'ai tant d'estime pour ce brave garçon.

5 "points chauds" :
Respect da familia: "Café le Soleil", sa gérante et sa -tout aussi ravissante- chef du personnel.
Les soirées Strictly-Nicness même s'ils s'arrangent presque systématiquement pour programmer leurs soirées quand j'ai une date.
Recyclart selon l'agenda proposé…
Le cinéma Nova pour une bonne partie de sa programmation et certains invités, débats ou soirées mémorables et mémorées.
Matongé à Ixelles, une terrasse pour s'extasier sans fin sur la beauté de la femme africaine.

Voilà qui conclut l'exercice, il ne me reste plus qu'à annoncer à Colin et W.Nepigo que je leur fais passer…

4.8.07

[Les Soldats Déchirés, dans le ciel avec des diams]


Ne manquez pas la fin de ce clip! Pour ceux qui ne comprennent pas l'anglais, sachez que le commentaire qui accompagne le soldat grimpant à un arbre est "Mais une heure et dix minutes après l'ingestion de la drogue, un soldat étant monté aux arbres afin de nourrir les oiseaux, le commandant de la troupe abandonna admettant qu'il ne pouvait plus se contrôle, ni lui-même ni la troupe…"

Vous saviez sans doute déjà que la plupart des drogues de synthèses (Amphétamines, MDMA/Extasy, LSD,etc…) furent conçues et/ou expérimentées par l'US Army ainsi que d'autres armées de par le monde.Dans cet extrait les troupes de sa majesté testent le LSD.
Un des sommet fut atteint dans les années 50/60 quand les états-uniens, convaincu que les soviétiques les avaient largement doublé dans les techniques de contrôle du cerveau (comment expliquer autrement le triomphe du socialisme?), décidèrent de mettre les bouchées -d'acide et autres extas- doubles!
De nombreux documents déclassifiés, enquêtes ou reportages, dont celui de la très documentée et sérieuse BBC, démontrent les délires hallucinés de certains gouvernements, de la CIA et de l'US Army expérimentant in-situ -entendez sur les troupes, les prisoniers ou encore les campus d'universités- des aérosols au LSD25 ou des ingestions massives (plus de 30 fois la dose d'un "trip" actuel) afin d'en observer les effets.
L'objectif était d'élaborer soit des drogues boostant l'agressivité et/ou l'obéissance de la chair à canon (dans ce cas les amphétamines furent une réussite), soit de délier les langues des prisonniers ennemis ou encore de contrôler les masses d'un coup d'aérosol ou de pilule magique
Dans le cas du LSD ce fut un échec sur toute la ligne, d'une part les personnes soumises à un interrogatoire sous LSD racontaient leurs phantasmes, leurs traumatismes, leurs délires mystiques et plus, bref tout sauf ce qui leur était demandé! Et en ce qui concerne l'obéissance et la combativité, le document ci-dessus rapportant des expérimentation anglaises est on ne peut plus clair….

Le même clip remixé et mis en musique

LSD The beyond within (BBC)

2.8.07

[ La dialectique peut-elle casser des briques?]


D'autres extraits de "La dialectique peut-elle casser des briques" [1972]
Extraits I / Extraits II


De nombreuses émissions télévisées et particulièrement Internet ont popularisé les détournements audio censés êtres humoristiques. Certains le sont, comme dans ce cas réalisé par René Vienet (voyez les autres extraits plus courts et immédiats) ou ceux réalisés plus récement par Mozinor, déjà évoqué sur ce blog.
La technique dite du détournement est une pratique ancienne, certains Bruxellois pourront vous conter celui du journal "Le Soir" durant l'occupation nazie. En effet cet organe se pressa comme à son habitude de collaborer avec le pouvoir en place, ce avec zèle avec et application. La résistance, non dépourvue d'un certain humour à souligner au vu des circonstances, marqua un grand coup en réussissant à faire imprimer et distribuer une édition du "Soir" détournée. Même présentation, même format, par contre sa lecture dû provoquer plus d'une surprise dans les kommendantur et ailleurs.

Les autres exemples bien plus anciens sont légions mais ceux qui firent leur ce style à vocation subversive sont bel et bien les situationnistes.
L'internationale Situationniste est un mouvement, un collectif réunissant une poignée d'artistes et d'activistes qui dans les années soixante jeta les bases d'une critique révolutionnaire, une analyse nouvelle et pertinente de ce que leur figure de proue -Guy Debord- définira comme la "société du spectacle", et qui allait aboutir aux évènements de mai 68. Il est important de signaler que les situationnistes prendront rapidement leurs distances avec cette révolte qu'il jugeront sévèrement comme partielle, vouée à échouer et propre à renforcer le système visé. Sur ce point comme dans tant d'autres ils ne s'étaient malheureusement pas trompés.
Héritiers de Marx dont ils proposent de poursuivre l'analyse en la confrontant aux développements du capitalisme de marché ou d'état (ex-URSS) qui mèneront au règne actuel du spectacle. Ce que le camarade Karl n'avait et ne pouvait prévoir. Disciples des Surréalistes ou de mouvement comme "Cobra", avec qui ils partagent l'art conjugué sur le mode militant et l'utilisation de l'humour comme arme subversive.
Le coté hermétique et trop pointu de certains textes situationnistes peut énerver et il énerve.
Les écrits de Debord sont de fait rarement accessibles, volontairement complexes. C'est que les concepts abordés demandent un formulation précise, de plus les situationnistes avaient la passion du verbe et de la formule. La pertinence de ses analyses et les clefs qu'il propose méritent l'effort d'une saine gymnastique neuronale. N'en déplaise à Christine Lagarde.

Heureusement le camarade Guy, sur qui nous reviendrons, n'était pas seul et d'autres situationnistes proposeront des textes ou des oeuvres bien plus abordables et compréhensibles au niveau des zygomatiques. L'extrait de film ci-dessus en est un exemple, cette affiche un autre et le détournement des sous-titre de ce film porno japonais 70'ies est une perle du genre.

En vous saluant et vous proposant quelques écrits situationnistes en ligne,
permettez, chères lectrices et lecteurs, que je vous souhaite une agréable sieste.

Eloge de la paresse affinée - Raoul Vaneigem (1996)
La société du spectacle - Guy Debord (1967)
Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations
- Raoul Vaneigem (1967)