29.3.07

[J'ai vomi dans mes corn flakes]




Merci à Emilie pour le lien qui mena à la découverte de ce clip!
Ce court-métrage de 3 minutes 33' est beau, sa musique aussi; il est fulgurant, son montage aussi; il est comme une gifle en pleine figure, sa réalité l'est aussi....Son réalisateur lui s'appelle Pierrick Servais, à suivre....

[Salomé de Bahia]

Chers téléads (bien planqués dans vos conapts) voici pour vous en exclusivité mondiale la version complète d’une interview réalisée pour le très people Ego Magazine. En entrant dans le salon d’un hôtel chicos de Waterloo, j’étais loin de me douter de ce qui m’attendait, de qui m’attendait…Une Grande Dame de la nuit, très sexy sexa, une fêtarde invétérée mais aussi -une Brésilienne n’étant pas à un paradoxe près- une femme métisse au discours emprunt de bon-sens et d’une conscience sociale décoiffante…




Une mesure de glamour, deux autres de sensualité le tout frappé de spontanéité chaleureuse ! Le cocktail explosif d’une rencontre avec une Diva de la House et de la Bossa fêtant cinquante années de carrière avec une fraîcheur qui fera bien des jalouses …A lire avec l’accent brésilien, une caipirinha à la main tout en réécoutant ses tubes planétaires…

Des titres que vous interprétez quels est votre favori ?
Tous ! Je ne peux pas chanter quelque chose qui ne me plait pas ! C’est pour ça que j’avance tout doucement…mais j’avance ! (rires)
Comment votre choix s’est il porté sur « Taj Mahal » de George Ben ?
Hé bien parce que Bob Sinclar mon producteur m’a dit : « Salomé j’ai quelque chose de phénoménal, est-ce que tu connais Taj Mahal ? » « Mais bien sûr ! » que je lui dis ! « hé bien on va le faire ! » Et voilà !
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Fréquentiez-vous la scène électronique avant votre collaboration avec Bob Sinclar ?
Non, j’étais en dehors de tout ça, j’étais au courant de son existence, j’en écoutais beaucoup mais je n’étais pas dedans personnellement. J’allais en discothèque un petit peu où je dansais même si je trouvais parfois la musique un peu bizarre mais je me disais qu’il fallait que je m’informe in situ avec la nouvelle jeunesse. J’étais là, j’essayais de comprendre et après… j’étais dedans ! (éclat de rire)
Et quelle fut votre première impression ?
Ah ! Elle était bonne ! C’était quelque chose de différent, parce qu’avant j’ai toujours été un peu classique dans mon travail et c’était un changement majeur, non ? Paf ! D’un côté à l’autre vous voyez ?! Pouf ! Et c’est une autre personne qui est là !
Etes-vous heureuse de ce changement ?
Absolument, si je n’aime pas une chose je ne la fais pas ! Même si on me dit que c’est la meilleure chanson du monde et qu’elle va me rendre riche, si elle ne me plait pas, si elle ne me dit rien, je ne peux pas la chanter. Il faut qu’elle parle à mon cœur !
Selon vous qu’est-ce qui est le plus important dans la musique ?
D’abord c’est la mélodie, ensuite le texte…
Et l’aspect rythmique?
Hé bien c’est tout l’ensemble hé ! Mais d’abord la mélodie et avec la bonne mélodie tu peux mettre tout ce que tu veux comme rythme, ce n’est pas un problème, mhh ? !
A propos de la mentalité brésilienne et de l’énergie positive que dégage le pays et sa musique, car même les défavorisés des favellas vont au carnaval…
Non ! Ils ne vont pas au carnaval : ce sont eux qui font le carnaval ! C’est très différent !
En effet ! Et justement même la bossa la plus triste reste optimiste et…
Ah, toujours ! Toujours, parce qu’être Brésilien c’est un état d’esprit !
Et comment expliquez-vous cette… ?
Je ne peux pas expliquer, je suis né là-bas, c’est tout ! C’est vraiment un état d’esprit, ou tu le sens ou tu ne les sens pas, tu l’aimes ou pas…C’est le soleil peut-être qui vous manque ici en Europe. C’est le soleil et la mer. Le Brésil est très, très grand, huit millions de mètres carrés !
Pensez-vous que le futur de l’E-music passe par le Brésil?
Il passe partout ! Au Brésil il y a énormément de jeunes de Sao Paulo qui sont dans la production électronique, c’est énorme !


"Ce ne sont pas les Indiens qui allaient en Afrique chercher les noirs..."

Nombreux sont ceux qui semblent découvrir la musique brésilienne aujourd’hui, pourtant elle est présente depuis longtemps : la bossa, puis le tropicalismo dans les septante…
Oui, mais la bossa c’était dans les années cinquante, soixante ! Depuis la bossa jusqu’à aujourd’hui on est passé par une multitude d’états d’esprit musicaux. Le Brésil est aussi très vaste au niveau musical, je pense que c’est le pays où il y a le plus d’innovations…Et de traditions !
Et concernant l’influence dominante de la Diaspora africaine dans les musiques actuelles, de la salsa à la R&B en passant par la house et le rap, avez-vous une explication?
Mais bien sûr, c’est parce que les blancs ramenaient des esclaves là-bas ! Ce ne sont pas les Indiens qui allaient en Afrique chercher les noirs, mhh ? ! Ce sont les esclavagistes blancs qui ont ramené les noirs partout et maintenant ils voudraient qu’ils ne soient pas là !? Désolée, hé ! (Eclat de rire) Nous n’avons pas demandé à venir, c’est vous qui nous y avez obligé !
Ils ont tout pris, les gens et les richesses, tu vois la Belgique ?…Et bien voilà, mhh ?!
Oui mais là vous expliquez la présence de la diaspora, pas pourquoi elle domine la scène musicale…
Je vais te dire un truc : où qu’aille le peuple noir il ira toujours avec le rythme et c’est sa force ! La rythmique. Regarde comme la musique est triste dans les pays où il n’y a pas de noirs, elle manque de sel, de piments…
Etes-vous initiée ou pratiquante du Cadomble ? Ne seriez-vous pas une fille d’Oxun ?
Là vous entrez dans un domaine dont je préfère ne pas parler, parce que c’est très profond et on ne plaisante pas avec ça…Le Candomble est la religion héritée des esclaves…Mais passons à la question suivante.
Certains voient le Brésil et ses musiques comme un laboratoire de ce que sera notre avenir : diversité et métissage, qu’en pensez-vous ?
Un laboratoire du futur ? Je ne sais pas… A long terme, oui, à très long terme : oui !
Quelles sont les différences entre la salsa et les musiques brésiliennes ?
Ah mais nous faisons aussi de la Salsa ! L’Amérique du sud a développé un autre type de salsa que celle de Nueva-York ou de Puerto Rico ou que de Cuba qui est resté plus traditionnel. C’est énorme ce que fait Puerto Rico, en fait j’adore toute la Salsa !
Quel regard portez-vous sur l’évolution actuelle du continent d’Amérique du sud et centrale ?
Qu’il y a beaucoup de choses, de choix, de musiques pour tous les goûts…Et Fidel est toujours vivant ! Et il va retourner au gouvernement ! Mais arrête ! Il faut qu’il se repose et qu’il laisse les autres se reposer ! (Rires) ! L’année prochaine je fête cinquante années de carrière, j’ai commencé l’année où le Brésil fut champion du monde pour la première fois, tu peux imaginer ça ? !Quand on est artiste on peut chanter jusqu’à quatre-vingt ans mais pas gouverner un pays, je ne voterais jamais pour quelqu’un qui a l’âge de la retraite.


"Vous ne savez pas ce qu’est la misère, vous avez trop !"

Salomé, comment vivez-vous cette hype au sujet de votre pays ?
Là-bas ça m’énerve tout le temps ! Parce que quand je suis au Brésil je me permets de critiquer, quand je suis dans mon pays je peux en parler, mais en dehors : je me tais !
Et votre impression quant au public belge ?
Il est super le public en Belgique, je ne suis pas venue très souvent mais les gens étaient toujours chaleureux, participaient et c’est ça qui m’intéresse.
Il est très bon ton chocolat, c’est celui avec l’éléphant non ? Ca rappelle la gare du midi à Bruxelles quand on en sortait on pouvait sentir l’odeur du chocolat et ça faisait du bien ! Aujourd’hui c’est finit mais ce qui est criminel c’est toutes ces vieilles maisons détruites pour construire ces horribles bâtiments, il y avait de si belles architectures, avec ces jolis balcons…Dès que je pourrais j’en achèterais une comme ça en Belgique ! Et manger des pommes frites avec les…moules ?
Qu’écoutez-vous à la maison ?
J’écoute de tout, la radio, des CD, certains jours de la musique classique, Maria Calas…
Vous écoutez vos propres chansons ?
Oui pour réviser les paroles sinon j’oublie ! (rires) Mais je ne m’écoute pas trop parce que je trouve toujours un défaut, que je peux faire mieux, alors…
Qu’est ce que les Européens peuvent apprendre du Brésil et ses musiques?
L’allégresse pour commencer, le bien être, il faut laisser la tristesse dehors, il faut se laisser aller, vivre la joie de vivre ! Quand je vois ces gens qui disent avoir des problèmes et qui ont un portable et un micro-onde et patati et patata.. .Ils te disent encore que leur vie est misérable je leurs répond : vous ne savez pas ce qu’est la misère, vous avez trop ! C’est pour cela que vous êtes comme ça…Bon d’accord, vous n’avez pas le soleil toute l’année ni le carnaval ! Ces filles magnifiques, de si beaux hommes et toujours le sourire !
Nous avons les Gilles de Binche !
Non mais arrête s’il te plait, restons amis, oh mon dieu ! (rire)
Quels sont vos projets futurs ?
Mhh… Je ne fais pas de projet car je peux mourir demain…Je vis et quand une possibilité se présente, je la vis, mon projet c’est de vivre ! Que le bon dieu me donne deux cents années...Non, cent c’est assez !


A écouter : L’album "Brasil" de Salomé de Bahia (Yellow Productions)
A venir : “Baïaninade Nago” produit par Bob Sinclar.

26.3.07

[Manou Gallo]

par Manou Gallo

Manou est bien plus que la-bassiste-des-Zap-Mama. Non contente d'être une musicienne extraordinaire elle est aussi une des plus belles et sensuelles voix de la nouvelle scène africaine et au-delà! Un conte en guise de bio: Bada, petit village de Côte d'Ivoire, à l'occasion d'un enterrement où le percussionniste qui devait officier se fait attendre, une petite fille grimpe sur son tabouret. Elle bat les tambours Atombras, réservés aux hommes, avec une telle aisance et une telle maestria que toute la région de Divo en reste quoi. C'est ainsi qu'à treize ans à peine elle intègre Woya, groupe qui marquera l'Afrique de l'Ouest par sa musique et son attitude engagée. C'est Yacé, le fondateur, qui lui offrira sa première basse. La suite est connue: la rencontre avec les Zap, les tournées, les albums et 'Dida' le premier en solo. Son nouvel opus éponyme et intime met ce conte devenu afropéen en paroles et en musiques. Loin de la world à deux francs CFA, l'univers sonore de l'enfant prodige, devenue charmante bassiste, mêle tradition et innovation avec bonheur. La vibe est afro-phonky, la production stylée et co-signée par Patrick (Mr.Groovin'Bxl) Dorcean a des accents délicieusement accrocheurs d'afro beat au féminin. Les chants chavirent les émotions avec volupté, culminant avec l'émouvant hommage à son père.

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Listen to : Baï Kamara : Urban Gipsy

21.3.07

[Barbie® avoue tout!]


[capté sur "suicide bomber barbie"]

Un maitre-nageur de la plage de Varadero (Cuba) a lu en son nom les renvendiqués suivants:
"Le 11 septembre, Ingrid Betancourt, VDB, les Brigades Rouges, le Tsunami & Katrina, l'assassinat de Ken et Big-Jim, l'émasculation d'Action-Man, la fonte du pôle, AZF, le retour du voile et de la folk-music, Kenedy, le crash de Roswell et la maladie de Fidel Castro, ainsi que les trente autres attentats attribués à Khaled, c'est moi et personne d'autre, tu vois comment?! C’est BARBIE® de chez mattel(T.M.), pow-pow-pow, inscris ces lettres dans ton neurone : B-A-R…hmmm?"

Reporter Sans Frontière attire l'attention sur le conditions inhumaines dans lesquelles se déroulent le vacances de Barbie® sur l'île rouge (berceau historique de la mouvance Al-Quaida/RadioNRJ/Besancenot) et en appelle au bombardement nucléaire immédiat et massif de la population civile et des flamands roses afin d'y instaurer la démocratie et la retraite à 67 ans.

6.3.07

[Arlette Présidente!]

[cliquez l'image pour voir le passage...]

Un moment de télévision…Oui, cela existe encore, même sur tf1 !
N’allez pas penser que la fourmi soit affiliée à la Quatrième Internationale, que nenni !
Mais il faudra convenir que le passage d’Arlette, battant sa dernière campagne, sur le plateau de J’ai une question à vous poser fera date ! L’émission de PPDA invitants les candidats aux élections à répondre aux questions d’une centaine de français est un de ces spectacles (de la société du...) scénarisés dont la chaîne a le secret.
Ecoutez attentivement PPDA introduire la première question, s’excusant presque par avance, de la tentative de déstabilisation que va proférer une charmante pétasse*. (Aucune attaque similaire envers les candidats des grands partis, encore moins en introduction !)
Voyez comment la camarade Arlette la remet gentiment et proprement à sa place. Quel régal que d’écouter un tel discours sur une telle antenne ! Et loin de la langue de bois ou d’un quelconque folklore les mots d’Arlettes sont justes, d'un bon sens imparable, elle sera par ailleurs la seule invitée qui provoquera et à plusieurs reprises les applaudissements du public !

Vous comprendrez bien sûr que malgré tout cela la fourmi ne puisse suivre la camarade sur l’ensemble de son discours concernant le travail, particulièrement le plein-emploi !

Cela écrit, chapeau bas Madame Laguillers ! Vous allez nous manquer !


*Il est intéressant de noter que contrairement aux émissions précédentes, invitant Sarkozy, Ségolène (elle aussi brillante à l’exercice),etc., certains des citoyens présents auront droit à plusieurs questions. Plus grave, ce seront précisément les mêmes qui tenteront "spontanément" de déstabiliser Bové et Voynet précédents Arlette dans la même émission dont la première partie invitait Bayrou.

5.3.07

[Our Latin Thing 2 ]

Santamaria, Colon, Pacheco,etc!

Revoilà l'indémodable, l'imparable son du boogaloo, de la torride Latin Soul de Nueva York des seventies, celui qui a pas fini d'inspirer les Salseros et autres Masters at Work! Cette période magique annonçant le règne sans partage de la Salsa où les échos de twist se mêlent aux accents Funck précédent la Disco, où tout était permis, si chicas y chicos! Et même de rêver à un monde multicolore s'aimant en dansant! En rééditant les classiques du cultissime label Fania, V2 joue la sécurité, mais qui s'en plaindra? Revoici Santamaria, Colon, Pacheco et bien d'autres incontournables dont le caliente générique de la série Shaft par Joe Bataan...Pura sabrosura!
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Listen to : Willie Colon : Original Gangster

[Security - Antiballas]

Antiballas

Yes, brothers and sisters it’s time to party, le brooklyn’s Antibalas Afrobeat Orchestra is back dans ta face! Si Senoras, dès l’intro le ton est donné et le groove torride ne te lâchera plus la cintura ni le reste avant que tu ne parviennes à te rappeler: 1) qui tu es; 2) où tu es ainsi que; 3) où se trouve la touche pause de ton lecteur. Oui, la pratique et l’expérience s’accumulent alors qu’après avoir enflammé les planches des scènes inter-galactiques lors de leurs nombreuses tournées, voici que les douze disciples de la Fela-sophie s’invitent chez toi. Oui: douze, un vrai big-band avec plein de musiciens jouant d’un maximum d’instruments en vrai sur la scène, tu vois le concept de ouf quoi?! Une authentique section cuivre aux gimmicks imparables, une section rythmique au top, claviers et quelques chants… Voilà qui change avantageusement des éternels samples qui ne trompent plus que les auditeurs d’NRJ. Ami(e)s du funk, du jazz, du dub et bien sûr de l’afro-beat: faites-leur bon accueil! En sept titres, ils réactualisent ce style intemporel, paradoxale prouesse n’est-il pas? Avec ce cinquième album studio, le plus aboutit, ils passent du statut d’interprètes, d’héritiers à celui d’innovateurs en repoussant les limites du genre au-delà du groove! Oui et encore oui!

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Listen to: Femi Kuti 'Africa Shrine'

[Straigth Outa Britain-YT]

par YT

Le Y-T -prononcez whitie - ne fait de mystère ni sur sa pigmentation ni sur le fait que son île natale n'est pas sous les tropiques mais sous le brouillard...Cela suffit-il à justifier le buzz en cours? Non, car d'autres comme Groundation ou UB40 l'ont précédé, ces derniers de 25 années... Mais alors qu'est-ce qui explique l'ampleur de la YT Hype? Simple: son savoir-faire, la qualité de ses ridims et rimes. La nouvelle scène reggae anglaise en pleine ébullition, du roots au ragga en passant par le dance-hall, s'est trouvé un ambassadeur, un porte-drapeau ouvrant la voie aux nombreux autres talents d'outre manche. Positive Vibrations outa Babylone!

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Listen to: Groundation : We free again.

1.3.07

[Viva la revolucion?]




Après une introduction supposée très tendance dans la forme (zaping, musique envahissante) très pénible pour ceux qui ne sont pas d’hautentiques téléspectateurs, l’émission « Un œil sur la planète - Chávez : Viva la revolución ? » s’avère être un excellent reportage sur quelques facettes révélatrices de la réalité Vénézuélienne.
Parfois même malgré lui, quand certains passages sensés être de sévères critiques du régime* Chaviste se retournent de manière cocasse, voir hilarante en arguments pro-révolutionnaires !
Au sommet et par deux pétasses cocaïnées sur les toits des hôtels chics de Caracas, l’interviewée :
« On a toujours été dans une société où les différences entre classes sociales existent. Mais avant il y avait du respect et même une certaine harmonie. Aujourd’hui il y a un vrai malaise et même de la haine entre les riches et les pauvres et cela ne devrait pas exister… »
…et la commentatrice dans une envolée d’une mauvaise foi lyrique:
« Désormais au Venezuela se font face au deux philosophies de la vie et deux politiques radicalement opposées, on peut appeler ça une déchirure. Elle est aussi l’œuvre de Chavez ! »
France 2 à découvert pour vous un des principaux responsables des inégalités sociales générées par l’économie capitaliste globalisée : Hugo, encore lui !

Dans l’ensemble l’émission apporte beaucoup d’informations méconnues ou cachées à escient sur la situation actuelle du pays. Les changements concerts pour les plus démunis, le périlleux exercice d’équilibriste de Chavez entre les insultes à Bush et la vente massive de pétrole à l’empire, la présence des médecins Cubains soignant ceux qui ne l’avaient jamais été et toujours ce fameux pétrole offert aux plus démunis en hiver...aux Etats-Unis !
Parcourue de pépites involontaires, telles ce deux fulgurances en voix off audibles dans la séquence consacrée à la compagnie de pétrole nationalisée. Constatant que l’entreprise applique une politique résolument sociale, installant le gaz de ville dans les quartiers défavorisé ou encore qu’elle crée un réseau RER le reporter pose une question essentielle : « Est-ce vraiment le rôle d’une compagnie pétrolière que de construire des trains ? » Et le même découvrant une vérité ultime en conclusion de la séquence : Chavez « a fait d’une compagnie pétrolière une arme politique redoutable ! »
Ce qu’elles n’étaient pas, cela va sans dire, dans les mains de l’oligarchie financière…

La partie consacrée à la contre-révolution bolivariène se focalise dans un premier temps sur la communauté Cubaine de Miami et peux susciter quelques grincements de dents légitimes quand elle fait passer la Fondation -qui est à l’extrême de la droite- pour représentative de la diaspora Cubaine. Heureusement la suite justifie pleinement l’approche même tronquée, n’oublions pas qu’il s’agit d’une production destinée à un média de masses.
A voir donc, même malgré soi…

*Question : Après avoir constaté plus de huit élections démocratiques emportées haut la main par Chavez, le reporter juge le terme régime approprié, pourquoi ?
Dans trente secondes je ramasse les copies !

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