15.1.06

[la femme est l'avenir des lendemains qui chantent]

En 1970 alors qu’elle est la femme la most wanted du FBI, sur les fenêtres de nombreuses maisons, particulièrement dans les ghettos, ont pouvait lire des affichettes proclamant : "Angela, sister, you are welcome in this house" .
Accusée à tort d’avoir fourni des armes pour une tentative d’évasion d’un black-panther, elle a surtout le tort d’être une femme militante, noire et cerise sur l’américan pie : communiste ! A défaut de choisir sa couleur, elle n’hésite pas sur celle de son parti !
Née en Alabama dans le quartier de Dynamite Hill, elle a l’activisme précoce, à douze ans elle participe à une action contre une compagnie de bus pratiquant la ségrégation. Comme partout aux USA, l’avant des bus était interdit aux colored de même que la plupart des endroits publics ou privés, jusqu'aux bancs et fontaines étaient dûment signalés et marqués colored ou white !
Après deux mois de cavale la panthère noire est emprisonnée mais une mobilisation internationale la fera libérer sous caution : John Lennon et Yoko Ono chantent « Angela », les Rolling Stones écrivent « Sweet Black Angel », Jacques Prévert lui dédie un poème et 100 000 personnes manifestent à Paris, Louis Aragon et Jean-Paul Sartre en tête.
Toujours active et activiste elle dut aussi faire face aux attaques de la Nation of Islam et d’autres militants lui reprochant sa condamnation de la Million (Black) Man March, qui de fait exclu les femmes. Ces machos obtus clament que c’est son homosexualité -qu’elle n’a jamais pris la peine de confirmer ou nier- qui serait la motivation de son opposition à cette marche, ça c’est de l’argument mon bon monsieur !
Récemment elle exprimait son point de vue sur les similitudes et les différences entre les situations européennes et états-uniennes concernant les discriminations justifiées par la pigmentation de la peau, rien que de l’écrire ça m’hallucine toujours autant !
Biographie d’Angela.